8ème   SORTIE DAUDETIENNE A ALES

le 30 septembre 2017

 

Les Présents : DEGRAVE Monique, QUEYRANNE Pierre, FRA Viviane, FRA Jean-Pierre, MORIN Josiane, PRATS Daniel, BAUGUEN Alain, BATY Danièle, SANCHEZ Anny, GATTERRE Gérald, ROUX Francine, ROUX Pierre, SOULIER Jacques, MONTEIL Anne-Marie, MONTEIL Claude, TSCHIRRET Simone, COLPART Didier, CHARDES Christian, PUCHERAL Françoise, cousine niçoise de Danièle BATY.

 

Les Excusés : LACOMBA Josiane, BARBIER Monique, COLPART Nathalie, DUMAS Ginette & Michel, THILLIER Robert & Françoise, CORTEL Christiane, HUBAC Raymonde,

OBERSON Bernadette & Fred, LOUCHE Sophie, SITJAR Michel.

 

 

Notre rendez-vous était fixé à la Prairie à 09H00 du matin. C'est avec grande joie que nous avons retrouvé les membres fidèles de nos chemins.

 

La Guinguette d'Espéron en Prairie :

 

Nous nous sommes rendus devant la Guinguette d'Espéron (au 805 Chemin des Sports) que le jeune DAUDET avait l'habitude de fréquenter. Il buvait de l'absinthe (la liqueur verte) il s'encanaillait avec des Sous-Officiers du 3ème bataillon du 65ème régiment d'infanterie.  Il fumait, il buvait... à s'étourdir !. Autrefois la Prairie était appelée Près Saint Jean. En 1173 Sybille PELET fait donation de ses terrains aux Chevaliers St Jean de Jérusalem. Les Chevaliers y établissent leur église qu'ils appellent St Jean d'Entraigue ils y restent jusqu'au XIV siècle. Devant la Guinguette d'Espéron, c'était notre jour de chance, la porte s'est ouverte et nous avons eu la joie de faire la connaissance du propriétaire

M. HUGON qui nous a présenté une photo ancienne de la Prairie.

 

 

 

La Statue Alphonse DAUDET :

La statue est  située au milieu d'un jardin au carrefour formé par les rues

Guiraudet – Chotard et Edgard Quinet là où, était autrefois, une croix monumentale métallique.

 

Le buste de DAUDET a été réalisé en résine et fibre de verre bronze par le sculpteur

de talent et staffeur ornemaniste Raymond ROUX élu meilleur Ouvrier de France.

Il travaillera sur Paris, dans le sud de la France, mais aussi à Alès.

 

 

Statue du mineur – Statue de LA-FARE-ALAIS et Statue de Jean-Baptiste DUMAS.

Au cimetière d'Alès, sur son tombeau, figure l'épitaphe suivante :

Ci-gît sous le cyprès, lugubre et solitaire un sculpteur fameux, excellent statuaire, il pratiqua son art, l'aimant à l'extrême, ici, il fait des vers, vous ferez de même.

Raymond ROUX.

 

La Médiathèque Alphonse DAUDET :

 

Nous sommes entrés à la Médiathèque qui porte le nom d'Alphonse DAUDET. Notre Présidente a remercié la Directrice Elodie CARTAL en lui offrant un magnifique portrait de notre cher écrivain. A cette occasion une exposition a été organisée  représentant  Alphonse DAUDET à ALES. Des documents ont été placés en rapport avec l'écrivain.

 

 Monique DEGRAVE auteure du livre : Sur les Chemins d'Alphonse DAUDET

 a présenté son livre en racontant « sa naissance » et fait une séance de dédicaces.

 



Le dévoilement de la plaque Alphonse DAUDET :

 

Par une heureuse coïncidence, notre Présidente a constaté que la plaque posée en 1997 avait disparu. Comme vous connaissez sa ténacité elle a fait des recherches. Elle a demandé à M. le Maire Max ROUSTAN la permission de placer une plaque sur le mur extérieur de l'ex-Collège Naval d'ALES. En effet, le séjour d'Alphonse DAUDET est très court de mai 1857 à fin octobre, six mois à peine. Ces 6 mois ont compté dans la vie du jeune homme. Il venait de quitter LYON, sa famille était éclatée, la mère et la sœur s'étaient réfugiées dans la famille nimoise, le frère Ernest était parti à Paris et le père avait trouvé un emploi chez un courtier en vin à LYON. Le jeune adolescent sans argent et sans foyer se retrouva livré à lui-même. N'importe quel adolescent d'aujourd'hui aurait ressenti ce mal être... Il se trouve dans une chambre du Collège dénudée, avec un lit banal et en plus il fait froid. Le Petit Chose éclate en sanglots...

 Pendant les grandes vacances il va à Nîmes et chez les cousins de LASALLE . Là il écrit trois poèmes : la Perle des vallons, les Petits Enfants et les Prunes. A la rentrée des vacances, le Directeur du Collège lui donne la classe des moyens et là tout se gâte.

 C'est une succession de mauvaises farces : encrier versé dans son verre, plume en fer dans son pain, chaise bourrée d'aiguilles, boule de papier mâché, crapaud glissé dans

son lit.

 Les quelques mois passés à ALES ont été bénéfiques pour le jeune homme. Il en est ressorti avec un caractère plus fort.

 

C'est en présence de Mme Catherine LARGUIER, de M. Bernard SARTRE et du Journaliste Thierry MARTIN que la Présidente de la Fédération Eternel Alphonse DAUDET a dévoilé la plaque commémorative du passage d'Alphonse DAUDET au Collège d'ALES.

 

La Municipalité a offert le verre de l'amitié au Capitole.

En sortant du Capitole nous nous sommes dirigés vers la Statue de Louis PASTEUR statue de Noël ANTONY 1896.

 

 

 

Le Restaurant Le Rabelais :

Un succulent repas nous attendait, préparé par le Chef Lionel dans une salle accueillante et dans une atmosphère chaleureuse.

 

Louis Pasteur :

En sortant du restaurant, une petite pluie fine nous attendait mais ne nous a pas découragés pour nous rendre au Pont de Gisquet là où le célèbre Louis PASTEUR a travaillé dans son laboratoire pendant 4 ans et a découvert et enrayé la maladie du ver à soie (pébrine).

 

 Sur la façade de la grande bâtisse, on peut lire une plaque qui lui rend hommage :

 Dans ce domaine de Pont Gisquet, PASTEUR de 1865-1868 étudia la maladie des vers à soie. Et mérita d'être appelé le sauveur de la sériciculture. Erigé par la souscription publique inauguré le 24 juin 1923. Un petit bonheur nous est arrivé, au moment où nous étions en train de lire la plaque, le portail s'est ouvert.

Mme Zangger s'est trouvée devant nous avec beaucoup de gentillesse et nous a ouvert sa propriété pour que nous puissions prendre quelques photos. Et c'est avec joie et le sourire que nous avons accepté. Nous les avons remerciés chaleureusement.

 

 

 



 

Notre Dame des Mines :

Ce sanctuaire situé à 290 m d'altitude domine la Ville d'ALES.

Il y a tout lieu de présumer qu'un sanctuaire païen-celtique occupait cet emplacement de l'hermitage. Troisième petit bonheur de la journée la cloche a retenti pour nous faire plaisir.

 

 



 

C'est avec un peu de nostalgie que nous nous sommes tous quittés après ce bel hommage rendu à DAUDET par le dévoilement de sa plaque, et toutes ces coïncidences heureuses.

 

Nous nous retrouverons l'année prochaine, toujours avec autant de plaisir, sur un nouveau chemin.


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