FEDERATION « ETERNEL ALPHONSE DAUDET »

SORTIE MONTAGNETTE – SAMEDI 25 AVRIL 2015

 

Etaient présents :

Monique DEGRAVE, M. Robert GRIOT, M. Jacques SOULIER, Ginette et Michel DUMAS, Maurice et Christiane CHAMAND-DEBENEST , Francine ROUX, Mme Michelle FOULGOC, M. Daniel PRATS, M. et Mme Michel SITJAR,M. et Mme VALES, Mme Danièle BATY, M. Jean-Alain BBAUGUEN, M. Philippe DUCLOS, M. et Mme Jean-Pierre FRA, Mme Anny SANCHEZ, M. Gérald GATTERRE, Mme France GAU, Mme Evelyne LAVIE, Mme Josiane MORIN, Mme Chantal GARCIA, M. Bernard PRADIER, M. Pierre QUEYRANNE, M. Hervé PARENT.

 

 

Ce Samedi 25 avril 2015, à 9 h 30, nous nous étions donnés rendez-vous à la petite gare de GRAVESON, où nous attendaient Robert GRIOT,  l’organisateur de cette journée en « montagnette », M. Michel BUISSON, Président de l’Association « LE CREDD'O » de Graveson, et  M. Jean-Louis BAYOL Vice-Président de la CCI du Pays d’Arles, Président de la commission du salon Provence Prestige (se déroulant chaque année en Arles).

 

Pourquoi s’arrêter à cette petite gare aujourd’hui désaffectée ?

 

Sur nos chemins d’Alphonse Daudet voici ce qui justifie notre halte :

 

« Daudet, souffrant, fatigué de ce Paris bruyant, éprouva soudain un besoin impérieux de revoir son Midi, sa beauté, ses paysages, son ciel d'azur. Il écrivit à Frédéric Mistral et lui proposa de venir jusqu'à Maillane pour deux ou trois jours. Mistral répondit aussitôt affirmativement. Daudet arriva un samedi par le train qui partait de Nîmes et le déposa à Graveson, petite gare en bordure de la montagnette et de Frigolet. Mistral l'attendait, vêtu en paysan. Après ses retrouvailles, ils attaquèrent la route... De Graveson à Maillane, il fallait compter une grande heure à pied. Le vent soufflait sous les cyprès, une immense campagne et, au loin les Alpilles…»

La gare de Graveson (Bouches du Rhône), est située sur la ligne Impériale, plus précisément à 10 km au sud d'Avignon, dans le massif des Alpilles, au pied de "la montagnette", modeste colline de 6000 hectares culminant à 167 m au mont de Raous. Cette gare est aujourd'hui fermée à tout trafic. Les trains y passent en pleine vitesse faisant trembler la vieille bâtisse qui subit les outrages du temps et des tagueurs.

La section de ligne où elle se trouve (Barbentane / Saint Chamas) a été ouverte au trafic le 18 octobre 1847 par la Compagnie du Chemin de Fer d'Avignon à Marseille, propriété des frères Talabot. Graveson, devenue gare de la Compagnie du P.L.M. connut les honneurs le 14 octobre 1913.

 En effet, le Président de la République, Raymond Poincaré, s'y arrêta pour rencontrer Frédéric Mistral qu'il convia à un banquet à bord de son train stationné en gare. Qu'on ne s'y trompe pas, le Président n'était pas là par amour de la poésie où de la culture Provençale, il venait, de retour d'Espagne, "tâter le terrain" car il préparait la France à entrer en guerre contre l'Allemagne.

Le 8 mai 1960, la caténaire, alimentée en 1500 volts continu était opérationnelle d'Avignon à Tarascon-Ville.

 

Actuellement, si la gare se dégrade inexorablement, on peut tout de même y voir une curiosité ferroviaire. Est-ce ce que l'on appelle une impasse? Décidément, les voies de RFF (Réseau Ferré de France) sont impénétrables.

 

 

 

 

 

la gare de Graveson aujourd’hui

 

Frédéric Mistral descend du train présidentiel

 

 

L’étape suivante est le Musée Auguste Chabaud à Graveson où nous sommes accueillis par la petite fille d’Auguste Chabaud dont voici les principales étapes de sa vie  :

 

 

 

3 octobre 1882 : Naissance d’Auguste Chabaud à Nîmes. D’une famille nîmoise, il appartient par son père à une famille d’industriels tanneurs, par sa mère à une famille de pasteurs protestants.

 

1890 : Ils se fixent en  Avignon, puis à Graveson où ils possèdent une propriété vinicole. Il fait ses études au lycée d’Avignon.

1897 : entre à l’école des Beaux-Arts d’Avignon où il a pour maître le peintre Pierre Grivolas.

1898 : continue ses études artistiques à Paris à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts (atelier Cormon) ; à l’Académie Carrière, rue de Rennes, où il rencontre Matisse, avec lequel il sympathise, ainsi que Puy, Derain, Laprade ; il fréquente également l’Académie Jullian, rue du Dragon, ainsi que diverses académies libres.

1901 : la crise viticole sévit dans le midi, ses parents ne peuvent plus subvenir à ses besoins. Il s’embarque en qualité de pilotin et navigue sur les côtes du Sénégal et du Dahomey. Son père meurt pendant son absence. Il rentre à Graveson où en attendant de partir au service militaire, il effectue toute une série de dessins sur papier de Boucherie, inspirés par la vie à la ferme.

1902 : fait son service militaire dans l’artillerie coloniale en Tunisie, à Bizerte, puis à Tunis.

1906 : retour du service militaire

1907 : expose au Salon des Indépendants et au Salon d’Automne où il est placé dans la fameuse « Cage aux Fauves ». Partage son temps entre Graveson et Paris où il fait des séjours prolongés.

Il y a peint des scènes inspirées de la vie parisienne : rue, quais, cabarets, cirque Médrano etc..Il habite d’abord Montparnasse, rue Campagne-Première, ensuite Montmartre, rue Tholoset et rue Müller. Très indépendant, il vit retiré et ne fréquente que le sculpteur Henri Laurens.

1908 : première exposition particulière à Toulouse, organisée par M. Malpel.

1910 : expose chez Sagot (rue Laffite) et chez Berthe Weill (rue Victor Massé) en compagnie de, Matisse,VanDongen, Camoin, Picasso, Raoul Dufy, Modigliani,Valadon, Valmier, Herbin et Utrillo

1912 : exposition particulière à la Galerie Bernheim Jeune et Cie à Paris. Exposition dont il écrira lui-même la préface qui est sa profession de foi.

1913 : participe à la première grande manifestation artistique des Etats-Unis : « L’International Exhibition of Modern Art » (Armory show) à New York, dans le groupe des Fauves avec Derain, Matisse, Vlamink ect.

1914-1918 : mobilisé. Il revient de la guerre avec la Croix de guerre.Son frère Pierre et son cousin sont tués à Verdun en 1916.

1919 : se fixe à Graveson dans le mas familial qu’il ne quittera plus qu’à de rares occasions.

1921 : se marie avec une jeune fille de Graveson dont il aura 8 enfants. Vit quelques temps à Maussane au pied des Alpilles. De 1919 à 1925, il peint ce que l’on peut appeler sa période bleue ou sa période des treilles. Il emploie le bleu de Prusse pur.

1927 : prend part à la fameuse querelle de l’abbé Brémond sur la poésie pure. Publie « Poésie pure, Peinture pure » Figuière, Paris.

1928 : publie successivement deux romans : « Le tambour Gauthier » et « Le taureau sacré » Figuières, Paris. Perd sa mère, doit assurer la direction du mas familial. Exposition particulière à la Galerie Montaigne dirigée par Fernand Perdriel.

1929 : travaille en solitaire, son indépendance farouche l’éloigne de toute école et le préserve de toute influence. Il se contente d’exposer de temps à autre, une ou deux toiles aux Salons des Indépendants, d’Automne ou des Tuileries.

1937-1939 : a le chagrin de perdre un de ses fils.

1950 : exposition jubilaire au Musée Granet d’Aix-en-Provence : « Hommage de la Provence à Auguste Chabaud »

1952 : retour à Paris après trente-cinq ans d’absence à l’occasion d’une exposition rétrospective « 50 années de peinture » sous le patronage du Président Sarraut et du Secrétaire d’Etat aux Beaux-Arts, André Cornu (cercle Volney, Paris). Pendant les dernières années de sa vie, il peint des paysages familiers autour du mas, des intérieurs, des scènes familiales, dans des teintes douces et d’une manière apaisée.

1955 : Auguste Chabaud décède dans son mas de Martin à Graveson.

 

Actuellement il y a une exposition temporaire sur Claude Venard « L’ivresse du trait »

 

Des œuvres littéraires consacrées à Alphonse Daudet sont en vente à la boutique du Musée.

 

 

 

 

 

 

Vers 11 h 30 nous repartons à Barbentane où nous devons être reçus par M. le Maire. Notre chemin passe à proximité de la célèbre abbaye de St Michel de Frigolet.

 

 

 

M. Jean-Louis ICHARTEL, Maire de Barbentane, Mme l’Adjointe à la Culture nous accueillent dans la salle des mariages de l’hôtel de Ville qui est un monument du XVIIe siècle, appelé Hôtel des Barons de CHABERT  (siège de la mairie depuis 1888). L’hôtel de ville est doté d’une  horloge  toujours en fonctionnement (les contrepoids sont tirés une fois par semaine et vont jusque dans les caves où il y a également un puits)  d’un campanile et d’une cloche de 250 kilos qui peut être entendu dans toute la campagne. Sur le porche de la mairie une statue de la vierge à l’enfant –classée monument historique – veille sur les Barbentanais.

L’HOTEL DE VILLE

 

Après les discours de bienvenue du Maire et celui de notre Présidente qui lui offre un cadeau,  un vin d’honneur nous est servi et nous sommes invités à visiter le bureau de M. le Maire, magnifiquement restauré. Ce bureau  a une histoire : Sur l’invitation de Jean de CHABERT, alors propriétaire, il  a servi de chambre au roi Louis XIV qui se rendait à St Jean-de-Luz pour y épouser l’infante d’Espagne.

photo du groupe des personnes présentes à la sortie Daudetienne à Montagnette

 

A midi le groupe accompagné de Monsieur ICHARTEL et Mme, partagent un repas au restaurant LE SAINT JEAN proche de la mairie.

 

L’après-midi, deux guides nous attendent – MM. Guy FLUCHERE et Joël LEBESCHU – pour visiter Barbentane.  étymologie du nom : Bar – les noms en AR – racines indo-européennes qui veut dire eau qui coule. Tane - Tarn – falaises). La ville fut fondée sur la colline il y a 5000 ans par les chacéens (qui ont occupé le Lubéron). Autrefois il y avait des puits. En 1856, l’eau est fournie au village par des fontaines. Depuis 1907, tout le village dispose de l’eau.

 

Ils nous expliquent la configuration de Barbentane, village construit sur un éperon rocheux. Les habitants ont construit les habitations en creusant la roche… Le matériau de construction était donc tout proche. Il y a des galeries sous tout le village. Nous empruntons donc l’entrée du village fortifié par la PORTE CALENDRALE côté nord. Construite en 1302 en pierre gris-bleutée de Barbentane et récemment restaurée. Elle devait disparaitre sur décision d’un conseil municipal en 1740… Mais cela ne se fit pas A sa droite une imposante coquille. Les herses sarrasines qui fermaient l’accès à la ville considérées inutiles furent vendues aux enchères en 1732 pour le prix de 13 livres le quintal. Elle permet l’accès vers la grand’rue.

A moitié de cette rue, se trouve la CONCIERGERIE DU CHATEAU D’ANDIGNE. Sur le mur est encastré un fragment de sarcophage paléochrétien du IIIe siècle : Une croyance disait que les élus vivraient un banquet éternel fait d’une heureuse euphorie, une ivresse divine que l’on appelait « le banquet de l’immortalité ». Cette sculpture aurait été retrouvée sur l’emplacement de l’ancien Bellinto, village habités par les ancêtres de Barbentane.

 

Nous nous dirigeons vers la droite et nous arrivons à la place de l’Eglise, au cœur de la cité médiévale – dite PLACE DES POUVOIRS : pouvoir religieux : L’EGLISE, pouvoir chevaleresque : LA MAISON DES CHEVALIERS, et pouvoir administratif : LA MAISON DE VILLE.  Il y a eu également un tribunal.

 

            

 

 

L’Eglise Saint Jean Baptiste                           L’hôtel des Chevaliers                   

 

Sur cette place l’EGLISE SAINT JEAN BAPTISTE dont l’édification a évolué sur 7 siècles – de style roman puis évoluant vers gothique provençal par son agrandissement. La flèche du clocher fait 8 m de haut. Toutes les cloches sauf une  furent transportées à Marseille. .A droite du porche de l’église un puits communal de 1370 (le plus ancien) creusé dans le roc et profond de 36 m avec 6mètres d’eau. Une femme y aurait été précipitée dedans…

 

LA MAISON DES CHEVALIERS – Maison seigneuriale de Guillaume de Barbentane, édifiée en 1133. Il était l’un des vassaux de l’évêque d’Avignon. Suite à des alliances vécurent ici les familles de Réal, de Cabassole et de Puget dont l’actuel Marquis de Barbentane est le descendant. Cette maison est agrémentée au XVIe siècle d’une élégante façade avec galerie et arcades. Paul François Puget se trouvant à l’étroit entrepris de faire construire le magnifique château au nord de la ville. De riches marchands et artisans rachetèrent le bâtiment. Le maire Joubert habitait la partie à l’entrée de la Pujade (qui veut dire côte escarpée), lorsqu’il y fut assiégé et malmené en 1792, au temps où la violence révolutionnaire se répandit. Cette maison est classée monument historique en 1929.

 

On se dirige vers la PORTE DU SEQUIER – sortie sud des remparts : Restaurée en 1997, elle a perdu ses armoiries et notamment la salamandre don de François 1er lors de sa visite en 1516. De cet endroit nous pouvons jouir d’une vue exceptionnelle sur la vallée du Rhône et la vallée de la Durance. Sur les berges s’installèrent les ligures il y a 2700 ans.

Près de cette sortie, le MOULIN DE LA BRETOULE dont le dernier occupant Claude Berlandier, bègue (en provençal bret  - bretouneja : bredouiller) fut retrouvé pendu à l’une des ailes avec deux sous en poche. Le moulin était vaincu par la machine à vapeur comme celui de maître Cornille d’Alphonse Daudet.

 

Il y avait sur la « montagnette » 6 moulins à vent pour moudre le blé aligné sur la coste, lieu dépourvu de tout arbre et bien venté.

 

La TOUR ANGLICA construite sous les ordres de l’évêque Anglic de Griomard en 1365 et terminée en 2 ans. Nommé seigneur de Barbentane et de Noves par son frère le pape Urbain V qui se trouvait en Avignon. Anglic de Griomard décida de fortifier les remparts et faire édifier cette tour afin d’installer des guetteurs. Elle fait 28 m de haut et chaque face mesure 10 m de côté. 140 marches amènent au sommet. Elle est classée monument historique depuis 1925. De son sommet, on peut apercevoir les collines du Gard, Avignon et le Palais des Papes, le mont Ventoux.

 

Les guides nous expliquent les différentes modes de vie des habitants : Il y a eu la culture des vers à soie – la culture de la garance (qui a servi à faire la couleur rouge des pantalons des militaires jusqu’au milieu de la guerre de quatorze), puis l’époque du maraîchage – arbres fruitiers, légumes et fruits de Provence. Actuellement, c’est surtout la culture de l’olivier.

 

Beaucoup de petits commerces existaient dans la cité, mais hélas actuellement presque tous ont fermés, la population se tournant vers les commerces des périphéries des villes.

 

Nous redescendons dans le village et faisons une halte sur une place au centre de logements récemment rénovés en logements sociaux  où nous pouvons admirer un monument réalisé par Christiane Chamand-Debenest : la FARANDOLE DE BARBENTANE inaugurée le 21 mars 2011 devant de nombreuses personnalités.

 

 La Farandole

 

Autrefois, les jeunes gens aimaient danser et former une farandole. Il y a eu deux groupes de farandole à Barbentane. Mais depuis quelques années peu de jeunes gens se prêtent à ce jeu provençal : il y a plus de filles que de garçons. Un des derniers farandoleurs était M. GRIOT père de Robert GRIOT, notre vice-président.

Christiane nous explique comment elle s’est inspirée pour réaliser cette œuvre symbole de lien et convivialité. Les différents danseurs sont :

 

                   Louis GRIOT dit « p’tit Louis » père de Robert GRIOT,

                   Trinquierette  - fille des époux Trinquier qui ont hébergé Alphonse Daudet à Bezouce durant sa jeune scolarité,

                   Numa Roumestan, personnage d’un des romans d’Alphonse Daudet,

                   Vivette, personnage dans l’Arlésienne d’Alphonse Daudet

                   Zia, la sœur de Naïs – personnage du Trésor d’Arlatan

 

   Le Château

  

 

Après avoir pris de nombreuses photos le groupe quitte Barbentane et remercie les 2 guides et se retrouve à CHATEAURENARD à la distillerie INIZAN qui produit l’Elixir du Révérend Père Gaucher.

   Peu après 1858 les Prémontrés de Frigolet se lancèrent dans la production de vin et l'élaboration de liqueurs. La première fut la Norbertine mise au point par le frère Callixte Gastinel. Elle fut mise sur le marché en 1860.C'est le véritable élixir rendu célèbre par le conte d'Alphonse Daudet, écrit en 1866. C’est la plus ancienne liqueur de l'abbaye mise au point sous l'abbatiat du Père Edmond Boulbon, fondateur des Prémontrés à Frigolet. Une première expulsion en 1880, contraignit les moines à vendre son brevet d'exploitation à la distillerie Inisan de Châteaurenard qui en assure la fabrication et la commercialisation depuis 1883. Cette liqueur titre 40 degrés et il en est produit 600 hectolitres par an.

Depuis 1865, au 26 de la rue Voltaire à Châteaurenard, la distillerie, aujourd’hui aux mains de la famille INISAN a su conserver tout son patrimoine.

D’ailleurs le label « Entreprise du patrimoine vivant » décerné en 2006 est venu couronner ce siècle de tradition.

C’est M. J. ISOARD, qui produisait déjà en ces lieux un grands nombre de liqueurs, cordiaux, apéritifs anisés ou pas, dont la célèbre absinthe. Tous ces produits vendus essentiellement dans les débits de boisson, forts nombreux à l’époque, du temps de son célèbre marché aux primeurs sur le Cours Carnot en ville.

 

C’est, fort de cette expérience, qu’il décida de poursuivre la production de la liqueur Frigolet. Celle-ci malheureusement abandonnée par ses inventeurs. Alphonse Daudet lui offrant un lien direct avec le passé monastique de cet élixir.

 

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