FEDERATION « ETERNEL ALPHONSE DAUDET »

 

SORTIE A MONTFRIN LE SAMEDI 24 SEPTEMBRE 2016

Entre Rhône et Gardon sur les chemins d’Alphonse DAUDET

 

Etaient présents :

Monique DEGRAVE, Pierre QUEYRANNE, Michelle FOULGOC, Francine ROUX, Viviane FRA, Jean-Pierre FRA,  Evelyne LAVIE, Alain GAILLAUD, Mme LACOMBA Josiane, M..Thierry SMITH, et M. le frère de Mme LACOMBA, Anny SANCHEZ, Gérald GATERRE, M. Jean-Alain BAUGUEN, Danièle BATY et leur amie PERRETI, M. et Mme Jean-Claude LAVILLONNIERE, Daniel PRATS, Claude CADENAT et Mme, Claude CORNEC, Michel SITJAR, Sœur de Mme FRA, Simone TSHIRRET,  Frédéric OBERSON, Bernadette OBERSON, Brigitte SANDEVOIR et Patrick SANDEVOIR. Christian CHARDES,

 

Excusés :

Chantal GARCIA, Bernard PRADIER, M et Mme Marc MOUNET, Josette DUNY, Thierry et Marie-France FEL, Josiane MORIN, M et Mme Robert THILLIER, M et Mme Lionel VEYRIER, Yvette MAZZANTI, M et Mme SADARGUES, Charles PICCOLO, Ginette  DUMAS et Michel DUMAS, Raymonde HUBAC, Nathalie COLPART, Christiane CORTELLE, Christiane CHAMAND-DEBENEST, Jacques SOULIER.

 

Ce Samedi 24 septembre 2016, à 9H00, nous nous étions donnés rendez-vous sur la place du village (vers les cafés). Un groupe de trente personnes a suivi la Présidente jusqu’à la Maison de La COP où un bon café était proposé. Madame Claire CHANCEL, Adjointe à la Culture, nous accueille ainsi que Mmes Cathy TREBILLON, Michèle GIORDANO et son époux Michel, Danielle QUITTARD, du Service évènementiel des visites du Patrimoine.

 

HISTORIQUE ET PATRIMOINE :

 

MONTFRIN est dominé par son Château classé au titre des Monuments Historiques.

 

Le Lavoir présentation par M. Antoine PIERRON, Correspondant local de MONTFRIN.

 

 

 

Les 4 portes d’entrée de MONTFRIN :

-          Au sud  : la porte d’Entrevilz (actuellement avenue Pierre Mendès France). C’était « la décumane » des Romains. Elle servait à l’exécution des criminels. Cette rue reliait le village au Port d’Entrevilz confluent à l’époque du Rhône et du Gardon. C’était la porte (on disait « le Portail ») la voie triomphale par où entraient les cortèges solennels. 

-          Au nord : la porte de Montahac (la quintaine des Romains) par où entraient les vivres et les munitions de guerre.

-          A l’est : la porte du Château ou Portelet, résidence du Chef de la Place.

-          A l’ouest : la porte du Salin, la tierce des Romains 3ème garde, du côté du Gardon par où on entreposait le sel.

 

Visite de l’Eglise Notre-Dame de MALPAS  du XIIème siècle  Arrêt devant la porte puis visite intérieure.

Admiration de la clef de voûte qui rappelle les armoiries des Templiers.  L’un des plus beaux édifices romans du Bas-Languedoc.

 

 

 

 

Remarquable Tympan orné de « la Vierge à l’Enfant ». A l’intérieur de l’Eglise les voûtes en croisées d’ogives, les chapiteaux, les tableaux de Xavier SIGALON nommé «le Michel Ange provençal » et le bénitier venant du sanctuaire de Saint-Laurent des vignes.

 

Les tableaux : ils sont tous classés :

 

-          Saint-Eloi XVIe  Ie peintre inconnu.

-          Autel de Saint-Vincent et  la toile restaurée 1815-1830.

-          Le retable à gauche Saint-Joseph XVIe Ie peintre inconnu, au centre l’Assomption de la Vierge 1816  par Xavier de CIGALON (le L dans les anges signifie Louis XVIII roi de France, à gauche Saint-Sébastien et ST-ROCH attribué à l’un des frères MIGNARD.

 

Les statues de bois fin et doré :

-          ST-ROCH fin du XVIIIe.

-          Le Moine.

 

La Commanderie des Templiers.

 

MONTFRIN fut donné par PONS DE MEYNES en 1146 à l’Ordre du Temple qui y construisit une Eglise avec une Commanderie.

 

A MONTFRIN et dans les Bourgs castraux environnants (THEZIERS, MEYNES) le Temple a exploité les bases de cultures intensives (vignes, jardins et terres à céréales).

 

A MONTFRIN, les Templiers obtiennent la concession des eaux et des rives de plusieurs propriétaires afin d’installer des moulins.

 

A MONTFRIN, les bâtiments de l’ancienne Commanderie templière, transmis à l’Hôpital après 1312 sont parvenus jusqu’à nous. Occupant un ilot complet dans le village la partie résidentielle et chapelle sont séparées.

 

Il y a une entrée principale, la cour, le réfectoire, la chambre du Commandeur.

A l’étage, un solarium, une AULA, type de pièce noble que l’on trouve de préférence en hauteur des dortoirs, des selliers  et des greniers.

 

L’ensemble de MONTFRIN constitue l’unique Commanderie du Bas Rhône à peu près conservée dans son intégrité.

 

On peut voir aussi autour d’une petite cour carrée les vestiges d’une salle voûtée un puits une cheminée, une tour.

 

Un souterrain reliait cet ensemble à l’église.

 

Nous nous sommes arrêtés devant la plaque de MOLIERE.

 

La Maison où vécut Antoine-Henri REYNAUD  cousin germain d’Alphonse DAUDET et son lien avec TARTARIN (Explication de Mme Monique DEGRAVE).

 

TARTARIN est né d’un personnage haut en couleur qui habitait MONTFRIN : le cousin germain Antoine-Henri REYNAUD.

La mère d’Alphonse est la sœur du père d’Henri.

Antoine a 20 ans de plus qu’Alphonse et l’appelle affectueusement : « le petit DAUDET ».

C’est un personnage bâti comme un colosse portant une barbiche, une chemise à col raide avec une cravate. Dans la famille il reçoit le nom de « chapatin » ce qui signifie braconnier. Il aime aussi les jolies filles à qui il donne le diminutif : « mes petits canaris ».

Il se marie avec Angelina TASTEVIN, une riche héritière de MONTFRIN.

Il vit à MONTFRIN de 1860 à 1895.

Il aime chasser d’où le surnom de : « lou cassaïre ». Il aime jouer aux cartes chez la mère RIGOT, mais il rêve aussi de lions… !

Il propose au jeune Alphonse un voyage en Algérie, embarquement à MARSEILLE sur le Zouave.

 

Après deux mois d’absence retour au pays. En 1863 Alphonse écrit une fantaisie : « les aventures de CHAPATIN le tueur de lions ». Entre temps, Alphonse tombe amoureux, se marie avec la jolie et intelligente Julia ALLARD, suivi d’un voyage de noces en Provence et notamment à CASSIS.

 

En 1869, sortie de BARBARIN de TARASCON mais colère des familles portant le nom de BARBARIN et changement de B en T. Antoine-Henri REYNAUD meurt  le 16 mars 1895 à 3 heures du matin et est enterré dans le Cimetière de MONTFRIN.

 

Nous sommes retournés à La COP avec M. Claude MARTINET Maire de MONTFRIN à qui Mme la Présidente a remis la médaille de la Fédération Eternel Alphonse DAUDET.

 

La Présidente a offert des bouteilles de vin  en remerciements.  A la suite de cela, nous avons clôturé par un discours et par un pot de l’amitié offert par la Mairie.

 

Puis direction le Restaurant « Le  MAGENTA » sur la place du village où un bon repas nous attendait.

A la fin du repas M. SITJAR a entonné la COUPO SANTO  accompagné des convives.

 

CIMETIERE  DE  MONTFRIN

 

De là, on a repris la voiture pour nous rendre au Cimetière et honorer la tombe d’Antoine Henri REYNAUD.

 

 

LES RUCHERS DE LA BAUME

 

A la suite de cela nous avons visité les 76 niches des Ruchers de la BAUME un espace unique. Le temps était splendide et tout le monde en forme pour grimper sur les vieilles pierres et admirer les vestiges.

 

 

Les niches : dateraient de la fin du XVIIIe où du début du XIXe siècle. Elles constituent l’élément le plus remarquable du site.

 

L’habitat troglodyte : le mur fermant la grotte semble dater du XVIII siècle. Le « bénitier » taillé dans la pierre à droite de la salle n’était probablement qu’une réserve d’eau utilisée par l’artisan (sans doute un forgeron, comme semble l’indiquer l’outil gravé sur le linteau de l’entrée), et n’avait donc certainement aucune signification religieuse.

Vu les cavités taillées dans la paroi en dessous du niveau du sol actuel qu’on peut voir à gauche de la salle, là où le sol a été creusé, il serait intéressant de procéder à une fouille afin d’en savoir plus sur les premières formes d’occupation et d’utilisation de cette grotte.

 

Le « souterrain » : il s’agit sans doute au départ, d’une excavation verticale de forme conique, s’évasant vers le bas, et d’où étaient  extraits, par le haut, les blocs de pierre. On trouve ce même type de cavité d’extraction à MUS, VERGEZE et POUSSAN. Les traces d’outils relevées  dans le souterrain  dateraient du XIVe siècle. C’est plus tard, au XVIIe, que la cavité aurait été couverte d’une voile et aménagée en remise agricole, grenier à foin ou atelier.

 

La tour : il s’agirait comme en témoignent le type de mortier et le chaînage d’angle, d’une bâtisse du XVIIe siècle, probablement à usage d’habitation, en tout cas de nature domestique, et non militaire ou stratégique. Il conviendrait toutefois de procéder à un sondage du sol.

 

La carrière : Les traces d’exploitation visibles aujourd’hui sont bien entendu les plus récentes. Pour en savoir plus sur les premiers temps d’activité de la carrière, il conviendrait de procéder à un sondage archéologique méthodique.

 

Forage : En haut des escaliers récemment aménagés sur le site on distingue la trace d’un percement à la barre à mine, ainsi que d’une explosion à la poudre noire. Ces éléments attestent d’une exploitation récente de la carrière (XIXe siècle).

 

LE CHATEAU DE MONTFRIN

 

Monsieur le Comte Jean-René CLARET de FLEURIEU nous a ouvert avec une extrême gentillesse les pièces de son Château de MONTFRIN et de son magnifique Parc.

 

 

 

  Le Château de MONTFRIN, Patrimoine classé

 

                                

 

Après avoir pris de nombreuses photos à l’extérieur, le groupe quitte le Château et remercie chaleureusement Monsieur le Comte Jean-René CLARET de FLEURIEU.

 

CAVE DE MONTFRIN 

 

L’historique de la présence du MAMMOUTH a été relaté par le gérant de la Cave et une dégustation s’en est suivie.

 

Ce chemin ensoleillé sur MONTFRIN a été hautement apprécié par des courriels de félicitations.

 

Nous avons eu beaucoup de plaisir à vous faire partager ce nouveau chemin daudétien.

 

      Francine ROUX : La Secrétaire

      Po Monique DEGRAVE : La Présidente.

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