Par Henri SEGAUD, membre de l'Académie Cévenole, président de la Fédération 'Eternel Alphonse Daudet"

extrait de la revue Cévennes Magazine n°1549 en date du 20 mars 2010

 

Les parents d'Alphonse Daudet sont des paysans cévenols. On trouve Jacques Daudet, né en 1767, fils de Mathieu Jacques Daudet, au mas de la Bize à Concoules (petite commune à la limite du Gard, de la Lozère et de l'Ardèche). Mathieu Jacques Daudet est l'ancêtre d'Alphonse Daudet. Jacques Daudet, son grand-père, se fixa à Nîmes en 1775 avec sa famille et son fils Jacques (même prénom).

Dans certaines chroniques de l'époque, on remarque la description de ces nouveaux arrivants cévenols ; ils sont de petite taille, robustes, une mine peu agréable. lis sont grossiers, très économes, endurcis par les privations et le travail. Ce que nous savons sur les Daudet, c'est qu'ils étaient courageux et durs à la tâche.

Jacques Daudet, le grand-père d'Al­phonse, apprit à lire et à écrire vers l'âge de vingt ans.

Son père, Mathieu Jacques Daudet, se mit au travail comme ouvrier agrico­le et devint rapidement un "rachalan"; aujourd'hui, on dirait entrepreneur de travaux agricoles. Il meurt en 1787, à l'âge de quarante-deux ans.

Jacques Daudet ne poursuivit pas la profession de son père, rachalan, mais devint taffetassier. En 1788, à vingt et un ans, il épouse en l'église Saint-Charles, Magdeleine Porche­ront, fille d'un taffetassier important. de la ville (connu aurait-on dit à Lyon).

Jacques Daudet se trouve à la tête d'un important atelier de tissage. De son union avec Magdeleine naquirent plusieurs enfants, dont le plus jeune Vincent, né en 1806, devait être le père d'Alphonse Daudet.

Les affaires de Jacques Daudet sont prospères et, dès l'âge de seize ans, son fils Vincent devient son collabo­rateur après avoir reçu une bonne instruction (ainsi disait-on à cette époque).

Vincent Daudet était joli garçon (les traces cévenoles de ses aïeux sem­blent avoir disparu). A vingt ans, il portait redingote, et cravate blanche. Il avait un caractère vif et emporté. Dans son métier de vendeur, il était entreprenant et laborieux, avec quelques goûts pour l'aventure.

A l'âge de vingt-trois ans, Vincent épousa le 11 septembre 1829 Made­moiselle Adeline Raynaud, d'un an sa cadette. La famille Raynaud vit à Auriolles Bas-Vivarais, à quelques kilomètres de Ruoms) ; ils sont d'im­portants commerçants de la soie. Antoine Raynaud vient se fixer à Nîmes en 1795 ; il est bientôt l'un des plus riches commerçants de la ville. En l'an IV, le 30 germinal, il épouse une jeune veuve, Françoise Robert. Ils eurent plusieurs enfants, dont Adeli­ne, née le 18 janvier 1805.

Les relations d'affaires entre les Dau­det et les Raynaud attirèrent, dit-on, l'attention de Vincent Daudet sur Adeline, jolie jeune fille qui s'éprit d'un grand amour pour lui, qui en fut très heureux et la demanda en maria­ge. La famille Raynaud n'accepta pas tout de suite cette demande en mariage, les deux frères d'Adeline, tous deux importants commerçants de la soierie à Nîmes et à Lyon, s'op­posèrent, pour des raisons d'intérêt, au mariage de leur soeur. Les affaires d'argent sont mises au grand jour et, après de nombreuses tractations, l'a­mour d'Adeline finit par triompher.

Le mariage de Vincent et Adeline eut lieu le 8 septembre 1829, à 4 heures de l'après-midi. Les affaires de Vin­cent Daudet marchent bien ; en 1837, il construit une usine de tissage, che­min d'Avignon, suivie d'une teinture­rie avec des presses et des machines à vapeur. La famille possède un mazet, une vigne et un jardin.

L'union de Vincent et Adeline fut très féconde. Ils eurent six enfants vivants qui sont dans l'ordre : Henri en 1832, Louis et Gustave en 1834 et 1835, morts l'année de leur naissance, Ernest en 1837, Alphonse en 1840 et Anna, seule fille, en 1848. D’autres grossesses se terminent par des fausses couches : on a cité des chiffres sans pouvoir les vérifier (pour les enfants morts-nés, il n'y a pas d'état civil). Madame François Daudet cite sa belle-mère rapportant les paroles d'Adeline qui disait :'Je peuple le ciel... avec des Anges... !"

Grâce aux moyens de ses parents et à cause de la santé déficiente de sa mère, Alphonse est mis en nourrice dans la famille Garimond, à Fons­Outre-Gardon. A 15 kilomètres de Nîmes, les descendants de la nourri­ce d'Alphonse occupent toujours la même maison. A trois, quatre ans, on le change de famille ; il est mis en pen­sion dans la famille Trinquier, à Bezou­ce, à douze kilomètres de Nîmes.

La femme de Jean Trinquier fut choi­sie pour élever le jeune enfant après son sevrage en raison de sa parenté avec la fidèle servante des Daudet, Anne Trinquier, que plus tard dans ses écrits Alphonse Daudet appellera la vieille "Annon".A Bezouce, il est élevé avec les enfants du village et les enfants de la famille Trinquier, dont une fille de douze ans, qu'il appelera dans un roman "la Tinquiérette". La maison des Trinquier existe encore à Bezouce. Le jeune Alphonse suivait tantôt Jean Trinquier dans les champs ou la mère Trinquier, notamment pour faire le lavage du linge à la fon­taine Jouffret.

Alphonse Daudet conservera toute sa vie des souvenirs de sa vie de jeune enfant à Bezouce. Il en rappor­ta à plusieurs reprises de fortes impressions, y compris "du banc de pierre devant la maison". Il apprit le provençal, qui était la langue des Trin­quier et des habitants du village. Il va à l'école du village, apprend à lire et à écrire le français. A sept ans, il rejoint ses parents à Nîmes pour aller au col­lège religieux.

En 1848, crise dans la soierie, nom­breuses difficultés dans les affaires de son père Vincent. Alphonse Daudet dira souvent que son année de nais­sance, 1840, qui porte le chiffre 13, porta la guigne et la miséricorde dans sa famille.

Fin 1848 début 1849 est l'année du départ de la famille Daudet pour Lyon (il y a de nombreuses versions sur ce départ). Dès son arrivée à Lyon,Vincent, son père, qui veille sur l'éducation de son fils ainsi que sa mère Adeline, qui devine les premiers talents de ce fils très doué pour les études, le font admettre au lycée Ampère. Il est boursier, sa vie de lycéen n'est pas facile. Il restera au lycée Ampère jusqu'au début de l'an­née 1857 sans obtenir son baccalau­réat, étant obligé d'aller travailler en raison de la pauvreté de ses parents. Il n'a pas dix-sept ans en mars 1857 ; il obtint le lez mai 1857 une place de maître d'études au collège d'Alais, la Sarlande du Petit Chose. Son oncle Raynaud avait été principal de ce col­lège d'Alais. Le souvenir de cet oncle ne fut pas étranger à l'embauche du jeune homme Alphonse Daudet, ché­tif mais joli garçon.

On retrouvera la vie de ce jeune maî­tre d'études en son temps dans un de ses prochains romans, Le Petit Chose. L'été 1857, il passe les vacances dans le village de Lasalle, du 10 août au 7 octobre, chez les cousines Gibelin. Les Gibelin possèdent au quartier de la Granière une maison cossue, très bourgeoise. Dans cette société bour­geoise, il fit connaissance de trois jeu­nes femmes élégantes ; ses cousines (je passe sur la généalogie de cette parenté), pour lesquelles il ressentit ses premiers émois amoureux : José­phine la blonde Anglaise, Maria la brune la Milanaise, Octavie la Proven­çale ou l'Amazone (elle montait à cheval).

Mon avis, comme celui d'autres bio­graphes d'Alphonse Daudet, est que je considère que ce séjour à Lasalle avec les cousines est le vrai départ de la "Muse" de ce jeune cousin, qui écri­vit en 1858 les trois poèmes inspirés par les souvenirs des vacances de Lasalle. Le poème Les Prunes, le plus célèbre, fut remarqué par l'impératri­ce Eugénie ; il a fait le tour du monde. Voilà donc Alphonse Daudet, un jeune poète, qui comme un cheval, crinière au vent, a mêlé la réalité à son imagi­naire. Sur la maison Gibelin, nous avons inauguré la plaque commémo­rative de la présence d'Alphonse Daudet à Lasalle. Le verger inspira­teur, avec les pruniers, est resté presque le même, et toujours pro­priété de la famille.

Le 1er novembre, il quitte Alès pour rejoindre à Paris son frère Ernest qui le reçoit dans une chambre de l’hôtel du Sénat, rue de Fourchon. Alphonse demande à son frère de lui faire connaître des hommes de lettres. Ernest n'en connaît pas ; toutefois, il fréquente un voisin de chambre qui joue le ténor par des essais de voix et par des répétitions de discours. Il s'appelle Léon Gambetta, Alphonse Daudet est beau, cela se répète. Marie Rieu tombe amoureuse du jeune écrivain.

1859 : première rencontre avec Mis­tral à Paris. Ernest est nommé rédac­teur en chef de L'Echo de l’Ardèche et part pour Privas. Alphonse reste à Paris avec Marie Rieu, qui essaie de le convaincre au confort ménager. Elle l'appelle "son pistachier".

Pour vivre, Alphonse Daudet fait un peu de théâtre. Le Figaro publie des chroniques de son cru.

En 1860, Ernest Daudet est engagé au ministère de l'Intérieur ; il retrouve Paris et son frère Alphonse est enga­gé par le duc de Morny, premier per­sonnage de l'Empire. L'impératrice Eugénie fait lire le recueil de poésie (les trois poèmes de Lasalle).

Alphonse Daudet rencontre Zola, qui deviendra son meilleur ami.

En 1862, Alphonse Daudet tombe malade, début de tuberculose : Morny l'envoie en Corse, au soleil, et lui verse son traitement.

En 1864, rechute de la maladie. Son médecin lui recommande le soleil de l'Algérie. Il part avec son cousin Ray­naud, qui habite Montfrin (à 20 kilo­mètres de Nîmes) et qui deviendra Tartarin. Durant le séjour en Algérie, Alphonse Daudet reçoit régulièrement de l'argent du duc de Morny ; le cousin Raynaud ayant payé le voyage et fournissant les fonds pour leurs frasques dans les environs d'Alger.

En 1866, plusieurs nouvelles dans Le Figaro, dont Audiberte (qui sera éditée pour la première fois en 1998 par les éditions Lacour à Nîmes). Séjours à Nîmes, à la Vignasse et à Concoules chez les grands-parents. Il écrit Le Petit Chose, son premier roman, au mas Saint-Laurent, à Jonquières-Saint­Vincent (le mas Saint-Laurent est toujours la propriété de la famille Daudet, monsieur et madame Fer­nand Daudet).

A Fontvieille, il rédige les premiers passages des Lettres de mon moulin ; il écrira à Paris "La Chèvre de monsieur Seguin", en souvenir de ses séjours à Concoules.A Paris,Alphonse Daudet quitte Marie Rieu ; il ne veut plus de "collage" (c'est son mot), il pense mariage.

Automne 1886, lors d'une soirée à la Comédie française, il découvre une beauté sur laquelle ses yeux se sont fixés. La jeune fille, qui a remarqué le jeune homme, demande à son père de s'informer ; il apporte la réponse : Cet homme est un jeune écrivain ; il publie des contes ; malheureusement, il est tombé dans la bohème et il est sans avenir, lui a-t-on dit.

Alphonse Daudet s'avérant d'un charme incomparable, Julia, fille des Allard, industriels, réussit à avoir des rendez-vous avec Alphonse par la complicité de son frère Ernest. L'a­mour faisant le reste, malgré les réserves des parents Allard assis sur leur fortune, le mariage a lieu le mardi 29 janvier 1867 en l'église Saint-Denis.

Les mauvaises langues disent que le mariage sauve Alphonse Daudet qui a des dettes. Voyage de noces dans le Midi, lune de miel à Cassis. Aubanel leur rend visite. Arrêt à Fontvieille.

Le succès obtenu par Les Lettres de mon moulin fait d'Alphonse Daudet un écrivain provençal. Il y a la contro­verse avec Paul Arène. Ils utilisent tous les deux la raillerie. Dispute avec Mistral, qui lui reproche de ne pas être un vrai Provençal. Les Allard savent faire les choses. Ils règlent les dettes. Voilà le ménage bien installé. Alphonse Daudet, jeune époux, déclare : "Lorsqu'on est aimé, on ne devrait pas avoir autre chose a faire ...... Pourtant il s'absente, un jour, sans donner d'explications à Julia : il se rend aux obsèques de Marie Rieu. Julia, en épouse docile, tient les comptes. La naissance du premier enfant, Léon, en 1867, qui sera suivi de Lucien en 1879 et d'Edmée en 1886.

1870, la guerre, l'occupation prussien­ne. Il a une conduite exemplaire dans la Garde républicaine (voir la lettre écrite à Mistral, le 31 décembre 1870 : parti en ballon pour franchir les lignes ennemies). Il est affecté à la 6ième compagnie du W-1 bataillon. Après 1871, Alphonse Daudet chan­ge ; néanmoins, la parution de Tartarin de Tarascon, déjà prêt depuis plus de deux ans, ne vient pas conforter son oeuvre, bien au contraire. La colère des Provençaux et des habitants de Tarascon lui interdit de venir dans son Midi. La plaisanterie ne lui réussit pas sur le moment. Flaubert veut ren­contrer Daudet et il lui écrit que Tar­tarin est un chef-d'oeuvre. L'impéra­trice Eugénie, en exil en Angleterre, lui adresse un beau salut : "Les Fran­çais n'ont pas à envier Don Quichotte aux Espagnols, puisqu'ils ont Tartarin". La suite n'est pas facile avec le fiasco de L'Arlésienne. Alphonse Daudet, sur les conseils de Julia, se met à écrire sur Paris ; il devient romancier. Après Flaubert, on rencontre les Goncourt, Zola, Tourgueniev, pour un cénacle de la bonne chère dénommé le dîner des cinq. De nombreuses anecdotes illustrent ces dîners entre amis. Goncourt note soigneusement les interventions de Daudet. Julia devient sa collaboratrice. Sur la page de gauche des manuscrits, l'écriture est d'Alphonse ; sur la page de droi­te, Julia modifie, corrige, ajoute quel­quefois des conseils.

1882 : Alphonse Daudet est chargé d'établir un rapport pour le ministè­re de l'Intérieur sur les corridas interdites. Ses comptes rendus paraissent au journal officiel. Les cor­ridas à l'espagnole, avec mise à mort, sont rétablies (voir Daudet et la tauro­machie, éditions Lacour, Nîmes). Les courses camarguaises apparaissent d'une manière organisée avec le concours de ses amis, le marquis de Baroncelli, Aubanel, Mistral.

En 1884, il tombe malade : maladie honteuse. Avec la bénédiction de Zola, un critique conclut qu'Alphonse Daudet est un vrai naturaliste. Un autre dira que Zola voit les choses et les gens avec un télescope et Alphon­se Daudet avec un microscope.

Malade, Alphonse Daudet a fait de nombreuses cures thermales : Néris-­les-Bains, Allevard où il a écrit Numa Roumestan, Vichy, Royat, la dernière Lamalou-les-Bains. Il a écrit La Dou­lou, qui a été publiée après sa mort. Il a consulté le célèbre docteur Char­cot (père du navigateur), sans succès. Il est mort à Paris le 16 décembre 1897, après treize ans de souffrances. Avant de mourir, en tant que légatai­re de Jules et Edmond de Goncourt, il a organisé, avec le cercle de ses amis, l'Académie Goncourt, pour attri­buer un prix au meilleur roman de l'année. Ces dernières années, il y a eu plusieurs adaptations télévisées, notamment Sapho.

Pour résumer, on peut retenir ses lieux de vie de la façon suivante : 1840-1849 : Nîmes, Fons, Bezouce, Nîmes.

1849-1857: Lyon et Alais, avec les vacances à Nîmes et Lasalle. 1857-1867: vie de bohème. Liai­son avec Marie Rieu, relation avec Mistral en 1859.Visites dans le Gard, Jonquières-Saint-Vincent, Fontvieille. Journaliste pour vivre. Maladie, avec séjours en Corse et en Algérie. 1867-1897: mariage avec Julia Allard. Père de famille.

Guerre de 70. Equilibre, de la per­sonnalité. Ecrivain reconnu par ses succès littéraires. Sa diatribe L'immor­tel, sur les membres de l'Académie française, lui a valu de ne pas être admis dans cette illustre société. Il a dit à plusieurs reprises qu'il en était le 41ième membre. Toujours la dérision. Pour ce qui concerne l'Académie Goncourt, son décès a fait qu'il n'a pas été de l'attribution du premier prix qui devait avoir lieu quelques années plus tard. Plus de trente romans et pièces de théâtre, dont

L'Arlésienne en plus des Lettres de mon moulin. Ces oeuvres sont retenues pour, l'enseignement de la langue française dans les pays étrangers (43 pays actuellement).

Daudet, les vins, les produits régio­naux : épicurien, il a toujours mis en valeur les produits de sa ville natale dont il a conservé les meilleurs sou­venirs d'enfance.

En 1895, le 25 mars, il est devenu président de la Société de la bran­dade de Nîmes à Paris : il se faisait expédier la brandade, les petits pâtés de Nîmes, du vin et d'autres produits à l'épicerie du Midi à Paris ! Voir les anecdotes sur son "ironie", ses descriptions des paysages, des habitants, de ses personnages. Il nous laisse un merveilleux héritage qui nous conduit à garder son souvenir et sa célébrité en témoignant notre ferveur et notre reconnaissance au plus illustre des enfants nés à Nîmes.

Notes sur Alphonse Daudet :

Anecdotes : sur le bateau de Beaucaire à Lyon, se fait passer pour un jeune offi­cier de marine. Voir encore ses frasques avec Mistral pour aller en Avignon.

Son écriture : paronomases et allitérations; ex. : Barbarin de Montfrin devient Tartarin de Tarascon (Barbarin l'a menacé d'un procès), le Curé de Cucugnan...

Il a eu ces mots : "Les magistrats sont toujours du Nord, les avocats sont tou­jours du Midi"; "Il faut traiter les choses légères avec sérieux et il faut traiter les choses graves et sérieuses avec légèreté"

 C'est le premier écrivain de langue d'oc qui, au XIXième siècle, rejoint l'élite litté­raire à Paris.

Tout ceci résume le personnage d'Alphonse Daudet dans la vie de son époque et nous apporte un éclairage sur sa carrière littéraire et sa vie sociale. Alphonse Daudet restera le meilleur conteur du Midi, "de son Midi" comme il aime l'écrire. A. Daudet, c'est le naturalisme, la justesse de l'observation, l'ironie souriante et une grande tendresse pour la vie.

A. Daudet, c'est aussi le journaliste et l'écrivain des moeurs parisiennes dans la deuxième partie de sa vie 'je suis un homme double". A. Daudet a parlé mieux que personne de sa ville natale, Nîmes. Il nous a légué un patrimoine culturel que nous nous devons de conserver et nous sommes fiers d'apporter notre témoignage et notre fidélité à sa mémoire et à ses oeuvres.

NB : Mme Julia Daudet survécut 43 ans à la mort de son mari. Elle mourut le 22 avril 1940 à l'âge de 93 ans.

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