CONCOULES

 

Situation géographique

Concoules est une commune située dans le département du Gard et dans la région Languedoc Roussillon.

Le village se trouve à 635 mètres d'altitude dans la haute vallée de la Cèze, tout de suite à l'ouest du Mont Lozère.

Plusieurs cols : le col du Pré de la Dame (1474 m), le Signal de Costelades à 1508 m et le Pic Cassini 1685m en Lozère.

 

Plusieurs ruisseaux passent sur le territoire et sont des affluents de la Cèze.

La route Génolhac-Mas de la Barque constitue d'ailleurs une des plus fortes dénivellation du Massif Central avec celle de Valleraugue-le Mont Aigoual.

 

 

BERCEAU de la Famille  Paternelle de DAUDET

Concoules est un petit village, au nord d'Alès, au pied du Mont Lozère.

Paysage typique des Cévennes, schistes et granits, précipices et gouffres.

Dans cette région austère, sévère et pauvre, il fallait travailler durement pour y faire vivre une famille nombreuse.

 

Aussi, au  XVIIIème siècle, des membres de la famille Daudet quitte le pays natal pour se fixer à Nîmes. Ainsi, Jacques Daudet s'exile vers la ville de Nîmes pour y faire fortune. Il y arrive en 1775 et y gagne sa vie comme ouvrier agricole, « rachalan » en patois.

 

Son fils Jacques, également né à Concoules, est d'abord simple taffetassier, « tafataïre », marié richement à une fille de tafetassier.
Il crée par la suite, un atelier de tissage, puis se lance dans le commerce de tissus.

Il aura neuf enfants, dont Vincent, le père d'Alphonse.

Né le 30 août 1806, ce bel homme a comme ses lointains ancêtres, un tempérament coléreux, volontaire, voire têtu, le verbe haut.
«
 Un joli homme à vingt ans que ce Vincent, avec sa tête bourbonnienne, ses cheveux noirs, son teint rosé, revêtu d'une redingote et cravaté de blanc, comme un magistrat, habitude qu'il conservera toute sa vie, » écrit son fils Ernest Daudet.

 

Cependant, peu d'études, car dès l'âge de seize ans, Vincent aide son père à l'atelier.

 

L'écrivain évoque brièvement dans son œuvre ses origines cévenoles et ardéchoises.
Cependant, dans
le Petit Chose, il parle de l'arrivée de Jacques Daudet, sous les traits du bon Pierrotte.

 

« Pierrotte a vingt ans, n'était jamais sorti de son village, portait de gros esclots en sapin des Cévennes, ne savait pas un mot de français et gagnait cent écus par an à élever des vers à soie ; solide compagnon du reste, beau danseur de bourrée, aimant rire et chanter la gloire, mais toujours d'une manière honnête et sans faire de tort aux cabaretiers.

Comme tous les gars de son âge, Pierrotte avait une bonne amie, qu'il allait attendre le dimanche à la sortie des vêpres pour l'emmener danser des gavottes sous les mûriers. La bonne amie de Pierrotte s'appelait Roberte.
C'était une belle magnanarelle de dix-huit ans, orpheline comme lui, pauvre comme lui, mais sachant très bien lire et écrire, ce qui dans les villages cévenols est encore plus rare qu'une dot ».
Pléiade p.127

 

Dans Numa Roumestan, Mr Méjean, personnage sérieux incarne cet esprit cévenol : « … méridional comme tout l'entourage de Numa, mais du Midi cévenol, le Midi des pierres, qui tient plus de l'Espagne que de l'Italie et garde, en ses allures, en ses paroles, la prudente réserve de Sancho.

Trapu, robuste, déjà chauve, avec le teint bilieux des grands travailleurs, Méjean fait à lui seul, toute la besogne du cabinet ».

 

Mystère à Concoules : est-ce une légende ou une anecdote ?

L'histoire s'est racontée de père en fils, le soir de grandes veillées où l'aïeul Jacques Daudet, se mettant à l'abri dans une grotte, lors d'un violent orage, se serait trouvé en face d'une horde de loups qui s'y étaient déjà réfugiés. »

 

Interrogations et doutes sur le décor montagneux qui aurait servi d'écrin pour la Petite Chèvre de Monsieur Seguin...qui vu sa flore et son sol humide rappelle  la montagne des Vosges, parcourue à pied , avec l'écrivain  Alfred Delvau, pendant l'été 1865.

 

   

 

 

« Quand la chèvre blanche arriva dans la montagne, ce fut un ravissement général. Jamais les vieux sapins n'avaient rien vu d'aussi joli. On la reçut comme une petite reine.

Les châtaigniers se baissaient jusqu'à terre pour la caresser du bout de leurs branches. Les genêts d'or s'ouvraient sur son passage, et sentaient bon tant qu'ils pouvaient. Toute la montagne lui fit fête. C'est là qu'il y en avait de l'herbe !

Jusque par-dessus les cornes, mon cher... Et quelle herbe !

Savoureuse, fine, dentelée, faite de mille plantes...

C'était bien autre chose que le gazon du clos. Et les fleurs donc !... De grandes campanules bleues, des digitales de pourpre à longs calices, toute une forêt de fleurs sauvages débordant de sucs capiteux....

La chèvre blanche à moitié saoule se vautrait là-dedans les jambes en l'air et roulait le long des talus, le-mêle avec les feuilles tombées et les châtaignes...

Puis tout à coup, la voilà partie la tête en avant, à travers les maquis, tantôt sur un pic, tantôt au fond d'un ravin, là-haut, en bas, partout...
On aurait dit qu'il y avait dix chèvres de M. Seguin dans la montagne.

Elle franchissait d'un saut de grands torrents qui l'éclaboussaient au passage de poussière humide et d'écume.
Alors, toute ruisselante, elle allait s'étendre sur quelque roche plate et se faisait sécher par le soleil.
Une fois, avançant au bord d'un plateau, une fleur de cytise aux dents, elle aperçut là-bas, tout en bas, dans la plaine, la maison de M. Seguin avec le clos derrière. Cela la fit rire aux larmes : « Que c'est petit ! dit-elle ; comment ai-je pu tenir là-dedans ? » Lettres de mon Moulin, Pléiade p.263.

 

  

 

Patrimoine

Eglise

 

Cette église romane du  XIème siècle a la particularité de posséder un clocher à peigne.

 

Parc National des Cévennes.

 

De nombreux chemins de randonnées permettent la découverte d'un environnement protégé : la chasse, la pêche, les champignons.

 

A Concoules, vous trouverez une épicerie, une auberge, des gîtes, une ferme-atelier  La Cézarenque .

 

 


Concoules est un pied à terre idéal pour rayonner vers :

le château d'Aujac, le château de Portes, le château du Castanet, le Mas de la Barque et le Parc National des Cévennes.
Et bien sûr ver la bambouseraie d'Anduze, le lac de Villefort, la Garde Guérin, le vallon du Villaret, le musée du Désert à Mialet, Nîmes la Romaine, le célèbre Pont du Gard, la Camargue, les plages languedociennes les gorges du Tarn...,

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