GENOLHAC

 

Situation géographique

 

Génolhac est une commune située dans le département du Gard et de la région Languedoc Roussillon.
Ses habitants sont les Génolhacois.

Génolhac, station verte à 450m d'altitude s'ouvre sur le Pays Cévenol, la Voie Régordane ou le chemin de St Gilles.

Chef-lieu d'un canton comprenant 11 communes.

 

Les racines cévenoles de la famille DAUDET

On trouve pour la première fois des Daudet au village de Concoules, et la première trace écrite, début d'un long roman familial, est l'acte de baptême de Claude Daudé (ancienne orthographe) le 13 mai 1674.

 

La Cévenne ou les Cévennes ?

 

Adret géant fermant l'horizon des plaines du Languedoc méditerranéen, les Cévennes appartiennent au rebord montagneux que le Massif Central dresse vers le sud-est depuis la Montagne noire jusqu'aux Monts du Vivarais.

 

Si Cévennes, au pluriel, est la désignation la plus  commune de la région dans son ensemble, Cévenne, au singulier, définit un terrroir.
La Cévenne est le pays raviné où des hommes attachés à leurs vallées et leurs ancêtres ont vécu. Pays rude, qu'il a fallu conquérir, aménager au prix d'un labeur séculaire, et presque construit à main d'homme.

 Ce sol, il a fallu le retenir par des murettes de pierres sèches.

 

 Des terrasses de culture furent crées, que désigne un nom particulier, variable suivant les vallées :  «  faïsses » des Cévennes méridionales, « traversiers ou bancels » dans une partie de la Gardonnenque, « accols ou cabalières » en Vivarais.

 

Une châtaigneraie cultivée puis délaissée...

 

Sous l'impulsion des ordres monastiques en particulier les Bénédictins, des mas et des hameaux sont fondés, ainsi que des plantations de châtaigniers.

Aussi, à la fin du XIXème siècle, le départ des habitants et le déclin de la civilisation agraire cévenole, ont-ils signé le glas de la châtaigneraie.

 

 

L’âge d'or de l'économie cévenole

 

Le triomphe de l'arbre d'or : le Murier

 

L'arrivée de la sériciculture et de l'industrie de la soie au XVIIIème siècle voit la croissance économique et démographique des Cévennes.

 

 

 

 

Le Haut Pays

Extrait de Jean Carrière dans son roman « l'Epervier de Maheux »

 

« De l'os partout, un soleil africain, des ombres qui ont la fraîche amertume de l'Armorique ; voilà le Haut-Pays. Les vieux meurent, les enfants s'en vont, les maisons se ferment : voilà son histoire. »

 

 

Les Cévennes et la littérature

 

Un remarquable écrivain, cévenol et protestant André Chamson de l'Académie française.

 

Ecoutons l'hommage d'André Gide : « Il y a, dans les rapports secrets entre les sensations, les sentiments, les pensées et les mots, une sorte d'honnêteté à laquelle je me laisse prendre aussitôt. Chamson me prend et ne me lâche plus. Oui, j'aime le son de sa voix : rude, âpre, parfois, sans être jamais rauque, avec de subites tendresses comme involontaires et tempérées par une sorte de virile pudeur.
Et, de-ci, de-là, de sauvages frémissements de passion : amour ou haine, mais une haine toujours prête à redevenir de l'amour.

Les phrases alors se font courtes, s'essoufflent et, sous les mots, on sent battre le cœur. »

 

 

 

Alphonse Daudet : Enfant rebelle et turbulent

 

Rebelle, les Cévenols se sont toujours flattés de l'être, par une inclination profonde qui les met en harmonie avec leur histoire : « esprit de révolte et d'hérésie ».

 

Il est vraisemblable que le jeune Alphonse a hérité de ces traits de caractère de ses ancêtres cévenols.

 

Vincent, le père de Daudet s'emportait dans de grandes colères qui faisaient trembler le petit Alphonse, aussi aimait-il se réfugier auprès de la douce et angélique Adeline, sa mère.

 

          

 

A la fin de sa vie, il aimait relater, dans le jardin de Champrosay, avec son ami Batisto Bonnet, cet amour maternel.


      

 


Ecoutons Batisto : «
 C'est avec la tête renversée sur sa main gauche, le coude appuyé sur sa chaise, les yeux à demi fermés, que Daudet m'écoutait, cependant que de sa main droite, il agitait son coupe-papier, frappant rythmiquement la table, vous eussiez dit qu'il marquait la cadence de mes paroles ».

« Je me tus , un instant, mais lui, aussitôt :

- il est bien touchant ce portrait de la pauvre Bertette, et je devine, mon Tiste, le saint amour et l'admiration que tu avais pour ta mère. Continue, cela me fait du bien de t'entendre raconter les heureux souvenirs.

 

               

 

Nous sommes tous pareils, les poètes, nous adorons tous notre mère !...

Est-ce parce qu'elle nous a donné le jour que nous l'aimons tant ?

 

Il semblerait, qu'avant de déposer dans notre cerveau le don divin, qui nous conduira par les sites azurés de la Beauté, la divine Nature embrasa notre coeur d'une plus grande tendresse pour celle qui sut, de ses baisers, calmer nos premiers cris et nos premières larmes.

 

Et vois, comme en parlant de nos mères, nos tristesses s'éloignent... » LE BAILE.

 

Alphonse Daudet avait l'habitude de transcrire sur un calepin toutes ses impressions.

Ecoutons-le : « Ce cahier date de 1859, nous dit-il.
En ce temps-là, j'écrivais les rêves que je faisais le soir, dans mon lit. Aussitôt réveillé, je courais à ma table et là, dans la sueur du rêve, je tachais de me rappeler les visions qui m'avaient apparu en songe.

Ainsi, toutes ces notes que vous voyez dans ce livre, sont des comptes rendus fidèles des hallucinations, des cauchemars et des rêves que j'avais la nuit.

Tous, nous rêvons de choses fantastiques durant notre sommeil. Seulement, une fois réveillé, on n'y pense plus.

Il ne s'agit que de reprendre quelques-uns de ces rêves et de les traduire sous une forme d'art, avec du talent, par exemple, pour émouvoir le lecteur et lui donner la sensation exacte du surnaturel. »

 

« Quant à ma façon de travailler, elle n'a pas varié. J'ai gardé mes habitudes d'autrefois et je continue de produire avec la même aisance et la même liberté. » Le Gaulois, 1892

 

PATRIMOINE

 

Tour carrée de l'ANCIEN château (XIIème)

 

Eglise St pierre avec clocher a peigne du XIIème

         

 

château des Oliviers du XIXème

 

Temple protestant du XIXème

 

         

 

Maisons en granit des XV et XVIème

 

Le terme « granit » est utilisé en France, depuis au moins l'époque de Louis XIII.

 

 

Avec l'arrivée de décorateurs et d'architectes italiens affectés « aux grands travaux » de l'époque, Palais du Luxembourg, châteaux de Marly et de Versailles.

 

Personnalités

 

Nicolas Joanny, camisard

Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes

Jean-Pierre Chabrol, écrivain.

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