LASALLE

Titre : L'hôtel de ville

 I. Les racines CEVENOLES de la famille  DAUDET

 

Jacques DAUDET, arrière-grand-père d'Alphonse Daudet

 quitte le Hameau de la Bize basse, dans la paroisse de Concoules, aux confins des Cévennes, du Vivarais et du Gévaudan, et s'installe à Nimes, dans le quartier St Charles.

Le grand-père d'Alphonse, lui aussi s'appelait Jacques. Il fut d'abord « taffetaïre » taffetassier. ,puis crée un atelier de tissage, et d'ouvrier devint patron.

Le père d'Alphonse, Vincent Daudet, d'un caractère vif et aventureux, prit des décisions désastreuses et conduisit sa famille à la ruine.

Son frère Claude prospéra dans les affaires de soieries. Les trois enfants de Claude et Irma furent des cousins très proches d'Alphonse :

1.           Louis-Hippolyte qui épousa en 1851, Octavie AMBROY, native de Fontvieille, qu'Alphonse appellera « La belle provençale ».

2.           Marie-Antoinette, née en 1829, qui fit ses études dans un établissement religieux de Milan : ce sera « Maria, la prima dona ». Elle épousa Pierre-Henri Gibelin filateur et commerçant en soies à Lasalle.

3.           Joséphine, née en 1832, qu'Alphonse appellera « la miss  anglaise » à cause de ses cheveux blonds.

C'est à ses trois cousines qu'Alphonse dédia « La Perle des Vallons ».

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II.             Influence de LASALLE dans l'Oeuvre de Daudet

Dans l'édition « Les Amoureuses » publiées à Paris en 1858, chez Jules Tardieu, trois poêmes sont à rattachés à Lasalle par leur inspiration :

 

1. « La Perle des Vallons » qui est un hommage aux trois cousines.

2. « Les petits-enfants, écrit en février 1856, dont la famille Gibelin possède    un manuscrit, daté et signé de la main d'Alphonse Daudet, et dédié à Louis Gibelin.

3. « Les Prunes » le plus célèbre, remarqué par l'Impératrice Eugénie qui avait plaisir à le faire lire dans ses salons.

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Ecoutons DAUDET :

Si vous voulez savoir comment

Nous nous aimâmes pour des prunes,

Je vous le dirai doucement,

Si vous voulez savoir comment

L'amour vient toujours en dormant

Chez les bruns comme chez les brunes :

En quelques mots voici comment

Nous nous aimâmes pour des prunes.

III. Situation géographique :

Dans le département du Gard. Canton de Lasalle. Dans la Vallée de la Salindrenque à une dizaine de kilomètres au N.O d'Anduze et une soixantaine de kilomètres de Nîmes et de Montpellier.

IV. Histoire :

Typique du village rue, constitué depuis le Moyen Age autour de deux pôles : d'un côté le Château d'Aigues, de l'autre La Mouthe et le quartier de la Croix.

Population assez peu nombreuse qui vit de l'agriculture cévenole et du travail de la laine. Après 1710, l'élevage des vers à soie ou magnans (goinfres) prend de l'ampleur et la vente des cocons représentera longtemps l'essentiel de l'entrée d'argent frais dans les foyers. Ce n'est qu'un siècle plus tard, vers 1820, que les premières filatures verront le jour, la rivière Salindrenque étant un facteur déterminant. La majorité des filatures (il y en a eu jusqu'à treize) sont alimentées par deux canaux aux eaux réputées pour convenir (car très peu minéralisées) particulièrement à la fragilité de la soie.
Ces canaux refaits au 19ème siècle et soumis à une réglementation stricte pour le partage de l'eau entre les filatures et les jardins et cultures.

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En 1813, une enquête révèle la présence de 60 fileurs ou trahandiers ou tireurs, car on ne file pas la soie, on tire le fil unique dont le cocon est composé (plus de 1000 mètres par cocon).

Les premières filatures datent de 1823 et les dernières fonctionneront jusque dans les années 1950. L'activité connaîtra son  maximum dans la deuxième moitié du 19ème siècle.

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Première crise due à la maladie de la Pébrine à laquelle Pasteur trouve une solution en 1867.

Deuxième crise due à l'ouverture du Canal de Suez en 1869 qui permet aux soies d'extrême orient (moins chères) de gagner les marchés lyonnais.

En 1930, l'apparition de la soie artificielle achèvera le désastre.
L'économie locale ne s'en relèvera pas.

 

V.             Le Patrimoine

 

 Le Temple semi-circulaire inauguré en 1829 remplace deux précédents édifices situés au Colombier et au centre du village détruits aux 16ème et 17ème siècles sur ordre du Roi.

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L'église construite avec les pierres du second temple par les nouveaux convertis est achevée en 1689.

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Le Pont Vieux antérieur au 16ème a résisté à de nombreuses crues, longtemps unique passage permettant de traverser la Salindrenque.

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On compte quatre fontaines dans le village :

Fontaine de Banaille,

Fontaine de l'Amour,

Fontaine de la Place

Fontaine de la Croix

 

La Traverse des Endettés empruntée par les Lasallois qui avaient des dettes chez les commerçants de la rue principale.

 

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Le Bosquet du Souvenir créé par l'instituteur François Viala en 1935. Les 94 cèdres plantés portent chacun le nom d'un soldat mort pour la France en 14/18.

 

VI. La Restauration :                                              

 

Dans le village : l'Orée du Gard, 8 rue de l'église 30460 LASALLE

O4.66.78.62.37

Environs : L'Auberge de Valestalière, route de Lasalle 30170 MONOBLET

04.66.85.45.79

Anduze : La Porte des Cévennes, Route de Saint Jean du Gard  30140  ANDUZE  04.66.61.99.44 

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