Le fusil de Tartarin

 

Il était exposé dans une vitrine de l’Office du tourisme de Nîmes, durant l’année du centenaire (1998).

Ce fusil concrétise l’histoire issue de l’ouvrage d’Alphonse Daudet à travers lequel il évoque les aventures de son oncle Reynaud.

En fait ce Reynaud est né à Nîmes dans une maison juste en face l’hôtel de ville. Cette maison existe de nos jours  et l’on y voit de nombreuses sculptures d’animaux (sangliers, renards et même des sabres). Parfois les guides du tourisme l’appellent « la maison du chinois » en rapport avec l'horloge bien visible au centre de la façade et un chinois qui sonne les heures. C’est la maison Wendisch, un armurier !

Ce Reynaud était un grand chasseur et dans la maison de Vincent Daudet (le père d’Alphonse Daudet) ou dans le mazet familial, c’était des récits de chasse au cours duquel il avait le beau rôle…

Le jeune Alphonse Daudet n’oubliait rien et cela nous valut plus tard sa série de romans sur Tartarin…

Le fusil de Tartarin fut donné à l’Office du tourisme de Nîmes par un ecclésiastique, l’abbé Amat originaire de Montfrin, là où s’était retiré Emile Reynaud et là où il est enterré (non loin de Tarascon, de « l'autre main » du Rhône).

Il s’agit d’une arme classique, à broche, comme en portaient tous les chasseurs de l’époque. Tout porte à croire que ce fusil n’a pas beaucoup servi, les grandes chasses de Tartarin sont du domaine de la fable et Alphonse Daudet a sans doute éprouvé un certain plaisir  à évoquer ces chasses imaginaires.

 

Retour à la page d'accueil